Le Comité de Bâle prônerait de façon indirecte la disparition des crédits immobiliers à taux fixe. Une remise en cause vue d’un mauvais œil par les établissements bancaires.

Le Comité de Bâle prônerait de façon indirecte la disparition des crédits immobiliers à taux fixe. Une remise en cause vue d’un mauvais œil par les établissements bancaires.

Publié le

Panique chez les banquiers ! Le Comité de Bâle viserait, dans ses prochaines recommandations, à faire disparaître indirectement les crédits à taux fixe. En effet, cette institution souhaiterait durcir la réglementation bancaire et imposer aux établissements financiers une nouvelle façon de gérer les risques de taux, c’est-à-dire les conséquences que pourrait avoir une hausse ou une baisse des taux d’intérêt sur leur bilan.

À noter : le Comité de Bâle est une institution dont la mission est de renforcer la solidité du système financier mondial ainsi que l’efficacité du contrôle prudentiel et la coopération entre régulateurs bancaires.

Pour financer les crédits aux particuliers, les banques utilisent les dépôts de leurs clients et empruntent des actifs sur les marchés financiers. Pour éviter de subir les variations des taux d’intérêt portant sur les actifs empruntés, elles couvrent leurs positions en utilisant notamment des instruments financiers. Mais avec un durcissement de la réglementation, les banques pourraient être tentées de faire peser ce risque de taux non plus sur leur tête (en couvrant encore un peu leurs positions ou en mobilisant davantage de fonds propres) mais sur celle de leurs clients. Cela se traduirait éventuellement par une commercialisation plus importante de crédits à taux variable et l’abandon progressif des crédits à taux fixe.

À suivre donc…

Le Comité de Bâle

© Les Echos Publishing – 2014