Depuis 1er août 2013, le taux de rémunération du livret A est fixé à 1,25 %.

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Les quelque 50 millions de personnes qui détiennent un livret A doivent faire face à une nouvelle baisse du taux de rémunération de leur contrat d’épargne. Cette baisse est toutefois inférieure à celle qui aurait dû être appliquée si la formule prévue par la loi avait été scrupuleusement suivie. En effet, en raison du nouveau recul de l’inflation, le taux de rémunération du livret A aurait dû être mécaniquement abaissé à 1 % à compter du 1er aout 2013. Mais le ministre de l’Économie et des Finances a suivi les recommandations du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et a préféré fixer le taux d’intérêt du livret A à 1,25 %.

La baisse du taux de rémunération du livret A entraîne également, de manière mécanique, la diminution des taux d’intérêt dus sur les autres produits d’épargne réglementée tels que le livret de développement durable (LDD) et le livret d’épargne populaire (LEP), taux respectivement ramenés à 1,25 et 1,75 %. Il en est de même pour le compte épargne logement dont le taux d’intérêt n’est donc désormais que de 0,75 % au 1er août 2013 (contre 1,25 % jusqu’à présent).

À noter : un livret A rempli à son plafond (22 950 €) et rémunéré au taux de 1,25 % rapporte désormais à son détenteur environ 286 € sur l’année.

Par ailleurs, la collecte sur les livrets défiscalisés (LDD et livret A) a de nouveau affiché durant le mois de juin un résultat inférieur au palier symbolique d’un milliard d’euros, après celui enregistré au mois de mai (0,43 milliard d’euros). Celle-ci s’est en effet établie à 0,49 milliard d’euros alors qu’elle était encore de 4,60 milliards d’euros au mois d’avril.

Précision : l’encours total sur l’ensemble des livret A et des LDD était de 364,2 milliards d’euros fin juin 2013.

Arrêté du 29 juillet 2013, JO du 31

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