Comment gérer le dernier jour férié du mois de mai ?

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Le lundi de Pentecôte est un jour férié dit « ordinaire » pour lequel le Code du travail n’impose pas, en principe, un repos obligatoire. Vous pouvez donc demander à vos salariés de venir travailler ce jour-là.

Attention : le salarié qui travaille n’a pas droit à une majoration légale de salaire mais votre convention collective peut toutefois prévoir des contreparties salariales pour ce travailleur privé de repos.

Qui dit principe dit exceptions !

Le repos pour ce jour férié peut cependant être imposé par des usages professionnels ou par votre convention collective.

De plus, pour les salariés des entreprises du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle ainsi que pour les jeunes de moins de 18 ans, le lundi de Pentecôte est normalement chômé.

Journée de solidarité ?

Suite aux nombreux décès survenus lors de la canicule de l’été 2003, le gouvernement a institué une « journée de solidarité » destinée à financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Elle consiste, pour les salariés, en un jour de travail supplémentaire non rémunéré.

Cette journée était initialement prévue le lundi de Pentecôte. Mais, depuis 2008, vous pouvez, en l’absence d’accord collectif et après consultation de vos délégués du personnel, la fixer à une autre date, à l’exception toutefois du 1er mai.

Ainsi, selon une étude de la société Randstad, en 2014, seuls deux salariés sur dix ont travaillé le lundi de Pentecôte.

© Les Echos Publishing – 2015