Après le sujet des data brokers traité le mois dernier, abordons désormais le thème de l’exploitation et de l’utilisation de la donnée avec le Low code et le No Code.

Low code & No Code, qu’est-ce que c’est ?

Le Low code, que l’on pourrait traduire par « peu de code » ou « peu de programmation », permet d’avoir très peu recours à la programmation (on estime souvent la part de programmation sans code à 80%). Le développement des logiciels est alors simplifié.
Les plateformes Low code ont commencé à apparaître dès le début des années 90 et le terme a été utilisé pour la première fois en juin 2014, par l’entreprise américaine de conseil Forrester.
 
 
Le No Code quant à lui, ne nécessite aucun code. Ces plateformes, sont cependant souvent moins flexibles et moins paramétrables que des plateformes Low code.
 
Les avantages des plateformes Low code et No code sont multiples pour les entreprises, notamment :
 
 
En résumé : gain de temps et de flexibilité
 

Le Low code a le vent en poupe !

Au vu des avantages évoqués précédemment, on comprend donc aisément pourquoi le Low code est « tendance »,.
 
Gartner, entreprise américaine de conseil, a sorti en février 2021, un rapport qui mesure l’ampleur du phénomène :
  • 23 % de croissance prévisionnelle du marché en 2021 (Low code et No code confondus)
  • Le marché représente actuellement 13,8 milliards de dollars au niveau mondial
  • Gartner estime que ce type d’applications représentera 64% des applications en circulation d’ici 2024.
Les entreprises qui développent ces solutions profitent également de cet engouement.
 
Voici deux exemples récents dans l’actualité : 
Levée de fonds de 150 millions de dollars en février 2021.
Cette plateforme de développement d’applications Low code permet de créer rapidement des applications d’entreprises.

Levée de fonds de 500 millions de dollars en juillet 2021, pour sa plateforme No code, qui permet de créer des applications mobiles ou un site web sans code.

2 exemples d’application Low code/No code

Pour mieux illustrer l’intérêt de ces plateformes, nous avons choisi de nous concentrer sur deux solutions.

Airtable est un outil collaboratif tout-en-un qui combine la flexibilité d’une interface de tableur avec de riches fonctionnalités comme les pièces jointes, les listes Kanban (méthode de priorisation des travaux), les calendriers et les rapports.

Contrairement à un tableur traditionnel ou à un outil de gestion de projet, Airtable est une base de données ultra flexible, permettant non seulement de connecter vos données, mais également de concevoir un workflow adapté.
 
Cette application a de multiples fonctionnalités :
  • Tableur en ligne comme Google Sheets
  • Base de données de type Microsoft Access
  • Gestionnaire de projet Trello
  • Formulaire façon Google Forms

Le Low code est ici au service de l’utilisateur et de son ergonomie.
 
Airtable propose ainsi de nombreux templates à personnaliser pour faciliter la prise en main.
Ces templates sont des bases préremplies avec une structure et du contenu proposé, tout en restant entièrement personnalisables. On retrouve notamment des tableaux de bord spécifiques pour le suivi de projet, des plannings, des suivis de facturation, etc.
 
 
Le No Code utilisé dans l’application, permet de répondre ici au besoin de suivi de l’utilisateur en lui permettant de créer la vue qu’il souhaite.
 
 
Le logiciel qui s’est lancé en 2012, est le leader sur le marché des « Super Excels ». Pour le concurrencer sur ce marché en pleine expansion, Google a lancé en septembre 2020 “Tables”. Au même moment, Microsoft a également lancé son outil “Lists”.
Power Automate est une application Microsoft de « RPA » (« Robotic process automation »).
Cette application, incluse dans Office 365, permet d’automatiser des tâches et de faire communiquer différentes applications entre elles.

Un exemple simple : dès qu’un nouveau fichier est créé dans un dossier défini, une nouvelle colonne va se créer dans le fichier que nous avons créé, précisant la date et le nom du fichier qui a été créé :

Pour construire ce flux de données, il a fallu simplement déplacer les éléments du fichier que l’on voulait récupérer dans son classeur Excel :

 
On voit donc encore dans ce cas que le Low code permet de facilement automatiser un flux de données simplement en glissant et en déposant les éléments que l’on souhaite récupérer.
 
Power Automate constitue donc une vraie opportunité, en vous permettant de lier vos différentes applications entre elles.
 

La DSI a toujours son rôle à jouer

Avec les applications Low Code ou No Code, nous pourrions penser que la DSI (Direction des services informatiques) n’a plus d’utilité car le développement est mis entre les mains des utilisateurs.
 
En réalité, son rôle va changer. La DSI va encadrer et guider les opérationnels tout au long du processus de transformation digitale : de la sélection de l’outil, à la définition des données (via un dictionnaire de données) et enfin à leur sécurisation.
 
 
Il est à noter que ce type d’applications a également souvent besoin de développements spécifiques pour répondre à des problématiques non intégrées nativement par les développeurs de l’application.

Conclusion

Les plateformes No Code et Low Code sont donc une énorme opportunité pour vous permettre de faire évoluer vos systèmes d’information et d’automatiser des traitements de données à moindre coût.
 
Le cabinet Emargence peut vous accompagner dans vos projets de transformation digitale et vous conseiller sur le type d’outils à utiliser, en fonction de vos besoins et de votre environnement informatique.
 
Nous continuerons à évoquer des thèmes autour de l’utilisation des données dans de prochaines newsletter.

******

Sources :