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Les prêts garantis par l’État accessibles jusqu’au 30 juin 2021

Une prolongation de six mois. Les prêts garantis par l’État (PGE) seront accessibles jusqu’au 30 juin 2021, au lieu de décembre 2020. Par ailleurs, le ministre de l’Économie a expliqué avoir demandé à la fédération bancaire française d’examiner «un report du remboursement de ces prêts d’encore un an pour les entreprises qui en ont vraiment besoin». Autre élément de soutien, les prêts directs de l’État pour les entreprises seront également prolongés jusqu’au 30 juin 2021. «Pour les entreprises qui ont besoin de l’aide direct de l’État, tels que les petites PME et TPE, un numéro téléphonique national unique à Bercy disponible sous une quinzaine de jours pour se renseigner directement auprès du ministère de l’Économie», a expliqué Bruno Le Maire.

Un milliard d’euros supplémentaire sur la table pour soutenir les entreprises

Les nouvelles mesures de soutien financier pour les entreprises, décidées par l’exécutif, représentent un coût supplémentaire pour les finances publiques. Selon le gouvernement, le montant est estimé à un milliard d’euros pour toute la durée du couvre-feu. La stratégie du «quoi qu’il en coûte» de l’exécutif se confirme. «Il est plus judicieux de renforcer le soutien économique aux entreprises plutôt que d’avoir à traiter des milliers de faillites et une explosion du chômage», a estimé Bruno Le Maire.

Des mesures sur les loyers à l’étude

Le ministère de l’Économie recevra les secteurs les plus concernés par le tour de vis sanitaire dès vendredi, pour examiner les solutions possibles, notamment sur les loyers. «Des entrepreneurs sont inquiets de ne pas pouvoir (les) régler», a expliqué Bruno Le Maire. Un crédit d’impôts pour les bailleurs est donc à l’étude. Par ailleurs, l’exécutif finalisera prochainement un nouveau régime d’assurance pour les entreprises, afin de répondre aux différentes inquiétudes sur la couverture des risques de pandémie.

Activité partielle sans aucun coût pour l’employeur dans les secteurs en difficulté

Pour les secteurs en difficulté – hôtellerie, cafés, restaurants, tourisme, événementiel, culture et sport -, le chômage partiel à plein, c’est-à-dire pris en charge à 100% par l’État, va être réactivé. Autrement dit, les salariés verront jusqu’à 4,5 fois le Smic et 80% du salaire net être garantis.

Exonération totale de cotisations sociales patronales pour les entreprises fermées

Jusqu’à la fin du couvre-feu, les «entreprises fermées administrativement bénéficieront d’une exonération totale de leurs cotisations sociales patronales», a expliqué Bruno Le Maire. Les entreprises du secteur de l’hôtellerie-restauration qui sont installées dans les zones de couvre-feu pourront aussi bénéficier d’une exonération totale de cotisations sociales et patronales dès qu’elles perdent 50% de leur chiffre d’affaires. Concernant les cotisations salariales, le locataire de Bercy a précisé que les secteurs les plus touchés pourront également bénéficier d’un soutien financier «jusqu’à 20% de leur masse salariale».

Le Fonds de solidarité «renforcé, simplifié et élargi»

«Nous allons d’abord renforcer une nouvelle fois, simplifier et élargir le Fonds de solidarité», a indiqué Bruno Le MaireLes entreprises de moins de 50 salariés qui sont installées dans les zones de couvre-feu et qui ont perdu 50% de leur chiffre d’affaires par rapport à 2019 pourront bénéficier d’une aide allant jusqu’à 500 euros, et ce pendant toute la durée du couvre-feu. Pour les secteurs de l’hôtellerie, des cafés, de la restauration, de la culture, de l’événementiel, du sport, «nous leur donnons l’aide du Fonds de solidarité qui va jusqu’à 10.000 euros par mois, dès lors qu’elles subissent une perte de d’affaires non plus de 70%, mais de 50%.». Par ailleurs, le plafonnement à 60% du chiffre d’affaires est supprimé pour les entreprises de l’hôtellerie et la restauration.