Depuis le 1er janvier 2017 la visite médicale d’embauche n’existe plus. Adieu le contact pressé auprès du centre pour obtenir un rendez-vous avant la fin de la période d’essai. Surtout en île de France où adhérer à un centre demande beaucoup de patience.

A la place, deux systèmes sont mis en place : la Visite d’Information et de Prévention, autrement appelée VIP, et la Visite Médicale d’Aptitude dite VMA.

La 1ère concerne les salariés qui n’occupent pas d’emploi à risque. La 2nd concerne donc les salariés occupant un emploi à risques : exposition à l’amiante, au plomb, aux agents cancérogènes, à des risques hyperbares, pour ne citer que ceux-là.

Nous devons cette évolution à un rapport rédigé en 2015 par le groupe de travail « aptitude et médecine du travail » et constatant une pénurie de médecin, une différence entre le nombre de visites à réaliser et celles réellement effectuées et une inutilité de réaliser un suivi identique pour tous les salariés. Les conditions de travail évoluant le suivi médical fait de même.

La loi travail a donc mis en place ce nouveau système différenciant ce qu’il convient de faire en fonction de l’emploi occupé par le salarié.

Cela va alléger la charge de travail des médecins et de leurs collaborateurs : ils ne sont requis que pour les VMA. Pour les VIP des internes en médecine peuvent prendre le relai tout comme des infirmiers du service de santé.

Pour plus d’informations sur ces visites, vous pouvez consulter notre fiche Réforme de la médecine du Travail : ce qu’il faut savoir.